On nous avait dit avant de partir qu’en Antarctique il y avait de grosses tempêtes, tout ça, tout ça. Jusque là c’était plutôt un jour par-ci par-là que le temps était très mauvais. On avait même très rarement de la neige. Alors, on en profitait pour avancer tout le travail à faire devant un ordinateur ou à l’intérieur.
Mais là, depuis le début du mois, alors que les jours rallongent à une vitesse folle prédisant des balades un peu plus longues, nous nous retrouvons parqués dans les bâtiments.
En plus du vent, la neige s’est mise à tomber, nous rendant aveugles dans le blanc malgré nos masques. On voit à peine où on pose les pieds et le vent s’est amusé à former de nouvelles congères (des tas de neige en langage de chez nous).
Là où c’est normalement plat, on peut se trouver nez à nez avec une congère de 1m qu’on ne voit même pas avant d’avoir trébuché dessus. C’est ainsi qu’un jour je me suis retrouvée devant la GP (gérance postale) alors que j’allais ailleurs, et que d’autres ont voulu rejoindre la GP mais ne l’ont jamais trouvée ! La GP, elle est à une vingtaine de mètres du séjour ! Rassurez-vous, ça c’était le pire moment, autrement on peut quand même sortir à condition de ne pas laisser un trou dans notre habillement ou le vent se chargera de nous le remplir de neige. 1 poche ouverte=une boule de neige !

Les manchots et les pétrels géants continent leur vie comme si de rien n’était. Ils sont maintenant au bord de notre île, on peut les voir sans aller sur la banquise. Les poussins sont émancipés et ceux-là s’abritent du vent devant les adultes qui lui tournent le dos.

Voici à quoi ressemble Biomar après les chutes de neige ! Fini la belle vue sur la banquise et sur les passages de manchots allant en mer, à l’intérieur il fait nuit noire… L’éclairage des néons est bien glauque. Alors en attendant de pouvoir déneiger, je travaille dans ma chambre à la lumière du jour.

Ce matin en me levant, alors que les chutes de neige ont cessé, j’ai pu constater les dégâts de ces tempêtes (record de vent à 199,44km/h (pas 200 !!)) sur notre chère banquise. Ca fait mal au cœur de voir la mer que nous n’avons pas vu depuis quelques mois, là, juste un peu plus loin que l’île du Débarquement marquant la fin de l’archipel et de notre monde, à une dizaine de kilomètres. Maintenant son étendue ne pourra que diminuer davantage. Pas trop vite j’espère, le temps de pouvoir faire quelques belles balades dès que le vent se calmera.
Sur ce, je vous laisse pour aller creuser des trous jusqu’aux fenêtres de Biomar !

pffffffffiou !!! ben dis donc ! bon courage alors :)
RépondreSupprimerSalut Fasolia ! Un petit message de la grisaille parisienne ! J'ai honte de ne pas encore t'avoir écrit une lettre mais je pense très souvent à toi et suis tes aventures mois par mois.
RépondreSupprimerJe t'embrasse bien fort,
Odile
Coucou Odile! Si tu vois ce message, envoie-moi ton adresse postale par email, que je puisse t'envoyer une carte! Tu trouveras mon adresse sur ce blog, je n'ai pas accès à mes anciennes adresses emails.
RépondreSupprimerBises
Françoise